Olivier Degorce
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PARCOURS et TRAVAUX

1989-1999

Olivier Degorce obtient sa Licence d'Arts Plastiques en 1985, puis sa maîtrise d'Arts Plastiques en 1988 et son DEA en 1990 à St Charles (Université  Paris I - Panthéon Sorbonne).
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En 1989, Olivier Degorce rencontre Alexandre Chaney. 
 Alexandre Chaney alias Moche et Olivier Degorce alias Merveilles collaboreront pendant 10 ans sous le pseudo  M&M’S  (Moche et Merveilles).
Leurs travaux sont présentés à travers des dispositifs qui conjuguent assemblages photographiques et sonores, vidéos... 
Très vite, ils utilisent la photographie de manière compulsive. Leur quotidien leur sert de terrain d’expérimentation qu'ils examinent avec une grande précision à l'aide de la macrophotographie . Ils utilisent également les premiers appareils compacts, les cadrages, réalisés à la volée, sont volontairement nerveux, approximatifs. 

Pendant cette décennie 90, Olivier et Alexandre inscrivent leur périmètre photographique dans le continuum journalier et l’effervescence de leur environnement proche, du son au collage tentant de repousser les frontières de l’image pour la propulser hors ses cadres coutumiers.
Une confusion délibérée s’installe entre les images prises dans leur environnement et celles qu’ils re-photographient sur des supports déjà imprimés (magazines, livres, packagings…) 
Leurs photographies font souvent naître la confusion. Se côtoient des fragments de leur environnement direct (corps fragmentés, surfaces d’objets vues de très près) et des images réalisées en frôlant des pages de magazines, de journaux, de packaging.
En témoignent certaines pièces sonores ou photographiques dans diverses expositions :
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24m2 sans toi, Global Tekno I, American Center, Paris (1995) ; Macrobody Microwave, 9 Dimensional Theory, Nikolaj Copenhagen Contemporary Art Center (1996), 
Guinea Pig Placebo, Global Tekno II, Passage de Retz, Paris et CAPC Musée d'art contemporain, Bordeaux (1996/ 1997), Inner X3, Traders Pop Gallery, Maastricht (1998), Integral Home Studio, Speak For Gallery, Tokyo (1999).

Les M&M’S ne cessent de réinventer les moyens de présenter leurs travaux : photographies marouflées sur châssis ou imprimées sur différents supports, sérigraphies, projections sur des objets, textiles, éditions de magazines papiers… 
Dès 1992, les vignettes d’identité autocollantes (mini-stickers) originaires du Japon deviennent le support de leurs photographies. On les retrouve collées sur les premiers téléphones portables, caméras vidéo, ordinateurs, agendas, appareils photos… En tirage limité, ces stickers font partie intégrante de la plupart de leurs expositions à Copenhague, Paris ou bien encore à Tokyo où 1500 mini-stickers  sont directement collés sur la vitre de la galerie, formant un sigle japonais côté rue, la face image des photos-stickers étant visible de l'intérieur.

Parallèlement, leurs travaux sonores introduisent des sons de leur sphère privée (chants et dialogues improvisés, enregistrements sonores d’objets tels que fermetures éclair, porte de four, liquides, brosse de dents…), des samples et des prises de sons d'instruments (guitares, percussions...). Cette diversité de sources sonores sera récurrente dans leurs travail musical et sonore : (Celestial One et Psychopan, Mental Groove records/Geneve, 1997 ; Near The New Town, Teknotika records / Detroit - USA, 1997 ; You Can Try, EMI, 2001) et dans différentes pièces sonores (Drama Porn Show Concept, Dildo Show, Espace Volga Paris, 1998 ; Perspective d’Automne, Lectures n° 8, Centre Georges Pompidou, 1998 ; French Inter, Palais Glam Gallas, Vienne et Centre Georges Pompidou, Paris, 2001).
Lorsqu'ils empruntent un son provenant d’un film, celui-ci s’effectue souvent par une prise de son directe dans la salle de cinéma lors de sa projection. Il en est de même pour les photographies souvent réalisées dans la salle de cinéma très près de l’écran, induisant ainsi, de sévères déformations à l’image (Surface of The Screen).

​Notons également que c'est en 1993 que débutera la série Recto/Verso. Une page issue d'un magazine ou d'un journal est photographiée en jouant sur la transparence du support à la lumière. Le recto et le verso se superposent en une nouvelle image, une troisième image.


2000-2015
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1999 : Après 10 ans de collaboration avec Alexandre Moggi Gendreau, les travaux d'Olivier Degorce prennent une tournure plus critique et engagée. L'opacité des lobbies, les sociétés d’opulence, la destruction de la biodiversité, la « peopolisation », deviennent des sujets traités sur le mode du reportage documentaire. 
Le projet France Sample Return réunit un grand nombre de photographies et 4 vidéos : Comme des Cochons(2004), L’usine d’abattage (2004), 4X4= Cerdos (2006), L’omelette Surprise (2008). Espana Sample Return(2002/2005) prolonge l'expérience engagée par France Sample Return. On y voit certaines marques s’immiscer dans l'espace public, voire dans la sphère éducative.

​Avec le soutien de la DRAC île-de-France en 2004, les 13 vidéos du projet In the World of Opulence / Obsession 27  qui participent autant de la critique sociale que du divertissement seront présentées en 2005 : aux Rencontres Internationales Paris/Berlin (Centre Culturel Suédois, Paris), en 2006 : au festival du Cinéma français à Jakarta (Indonésie), au festival Pulsar, Periférico Caracas (Centro de Arte Los Galpones, Venezuela), au festival Traverse Vidéo (Toulouse), au festival Vidéo Formes (Clermont Ferrand) et en 2007 : au festival Frontières du Court / Sciences Frontières (Marseille) et à la Galerie Ars Longa (Paris).
La bande sonore de cette fresque vidéo In the World of Opulence fut volontairement élaborée en amont (en 2003) afin d’éviter de réaliser d’abord des images et de les illustrer ensuite avec des sons, comme il est courant de le faire au cinéma. Ici, le postulat de départ voulait que les différents épisodes sonores dictent la conduite du tournage des images, idée déjà préfigurée dans le mini album Music for a not yet born movie / M&M’S, sorti sur le label suisse Mental Groove, en 1998.

L’association Son / Image fait de l'opus In the world of Opulence (réalisé avec Christophe Griseau), un travail global où l’humour et la dérision le disputent à une vision politique d’un monde où la productivité et la rentabilité priment sur l’art et l’affect.
Le travail sera prolongée en 2006 avec la vidéo Pamela Popo qui reste fidèle à l’atmosphère tragico-délirante propre à l’ensemble du travail. Pamela Popo s’attaque plus particulièrement au quotidien des « jet setters » et autres « people ». 

L’usage liberticide de certaines technologies, comme les puces RFID (Radio Frequency Identification) donnent lieu à des jeux de scénarios d’anticipation : Le Silences des Puces (2008 +∞). De faux travaux d’enquête sont répertoriés dans différentes séries photographiques : A Tribute to… (2008/2018), Test Salivaire (2009), Des doutes en la matière (2009/2024), Ask the photographer (2011), Time of Out (2011), Coquilles(2011)...​

2007/2009 : Les travaux réunis dans le livre Dimensions Variables tiennent plus de l’expérience télépathique que d’une recherche narrative à travers le dessin. Olivier Degorce utilise les enveloppes des courriers que lui adressent les galeries et centres d’art, comme support de ses dessins. Il dessine aussi sur des tickets de caisse, factures et autres notes relatives à ses frais de déplacements (boutiques, cafés, restaurants, hôtels, billets de transport…). La réalisation de ces dessins est alors soumise à ses errances quotidiennes. Les dessins subissent ensuite de multiplent transformations : agrandissements de dimensions variables sur différents supports… En 2009, il commence à dessiner sur des tickets de caisse, factures, ordonnances qu’il surdimensionne et réimprime par la suite sur des supports variés. Dimensions Variables (2010), Variable Geometry (2020). 

Il développe également un travail d'écriture autour de certaines de ses images qui sera regroupé dans l'ouvrage Index Majeur (2015).

Aux alentours de 2013, ses travaux font intervenir la peinture, des végétaux, des objets des plus désuets. Ces mini-installations seront conservées uniquement en photographie. La photographie s'affiche comme un outil idéal pour exprimer le dialogue qui peut naître entre les objets et révéler des expériences picturales encore fraîches. ​
S'en suivront des travaux où la peinture intervient généreusement sur des affiches ou photographies de plateau Retouches sur la toile (2011-2013), Quelques secondes avant qu'ça sèche (2013). ​
 
​À partir de 2013 certaines séries photos tendent volontairement vers l’abstraction. En s’écartant d’un regard frontal de la réalité, il lui est vite apparu que l’objectif photographique semblait peindre l’image, formule adéquate pour décrire son intention de s’aventurer vers d’autres territoires formels. Macrobody Microwave II (2016).

Pendant cette même période, ses actions dépassent parfois les frontières purement plastiques. En 2000, il crée avec sa compagne Amandine Geers l’association What’s for Dinner, une structure engagée et pluridisciplinaire ayant pour objet l’information, la rencontre et l’échange autour des questions d’alimentation et d’écologie. L’association développe des actions sur le terrain : ateliers, rencontres, repas… Les questions abordées trouvent un écho dans l’émission de radio mensuelle Les Fans de Radis qu'ils créent en 2005 et qu'Olivier anime encore à ce jour en 2024 !


2015-2025

S'ils font intervenir la peinture, le collage, des matériaux tels que des coquilles de fruits de mer, de la laine, des fruits ou des objets futiles, ses travaux ont comme destination ultime, la photographie. Toute réalisation sculpturale, quelque que soit ses dimensions, demeurera uniquement conservée en image. La photographie reste pour lui un outil idéal pour révéler un assemblage d’objets improvisés ou des expériences picturales encore fraîches.​
Ses photographies s’élaborent sous la forme d’agencements, de mise en scènes où interviennent la peinture, divers matériaux, objets ou aliments.
Il envisage la photographie comme le lieu où crée un dialogue entre les objets, les matières en présence. Se rencontrent des plantes, des racines, des poudres et s’invitent également dans ses précis cadrages, des pièces mécaniques, du matériel de bureau, des pièces de monnaie, du petit matériel informatique, mais aussi, imperceptibles au regard, des odeurs, des émanations (Temps d'exposition 2019-2022), (Intentional Still Life 2009-2023)

Son roman illustré Un puits sans fonds (2017-2018) crée de multiples allers retours entre écriture et expériences photographiques, dessins, peintures fraîchement re-photographiées, mises en scène d’objets... Cette histoire sans but et sans fin exprime différentes facettes de ses comportements artistiques. Une sorte « road art movie » qui suit les pratiques artistiques de plusieurs personnages lancés entre ordre et chaos, visible et invisible, désir et fantasme. 

Depuis 2010, l’édition lui permet de réunir la pluralité de ses vagabondages photographiques. En délivrant certaines clés de lecture, il y dévoile des histoires, réelles ou fictives, intimement liées à certaines images, Il a publié une cinquantaine d'ouvrages de ces travaux photographiques accompagnés de textes. 
Beaucoup de ces projets éditoriaux verront le jour pendant cette période : Préliminaires (2012), Retouches sur la toile (2013), Quelques secondes avant que ça sèche (2014), Traversées de Paris (2014), Index Majeur (2015), C'est au poil pour la science (2016), Macrobody Microwave (2016), Sexy Drawings (2017), Bodywork (2017), Left-over drinks (2017), Left-over beds (2017).

De nombreuses publications (une dizaine à ce jour) seront réalisées en collaboration avec Caroline Cassel depuis 2020.  
Signant leurs publications d'un titre commençant par les deux premières lettres de leurs prénoms respectifs : CO (Caroline et Olivier). Entre 2020 et 2025, ils ont publié à ce jour 11 ouvrages : COrrespondances, COming Out, COdex, COming Out, COagulation, COsmos, COnfrontation, Black COdex, COllection Singulière, COllection Permanente, COuleur, COmettes.... 


INTENTIONAL STILL LIFE, 2023


INTENTIONAL STILL LIFE, 2021


TEMPS D'EXPOSITION, 2019 - 2021


MACROBODY MICROWAVE Part II - 2016 - 2021


UN PUITS SANS FOND 

2018
Olivier Degorce

Travaux extraits du roman illustré UN PUITS SANS FOND qui suit les pratiques artistiques de plusieurs personnages lancés entre ordre et chaos, visible et invisible, désir et fantasme. 
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MACROBODY MICROWAVE
2016


S’agit-il de corps ? de végétaux ? d’objets ?
Cette parenthèse photographique abstraite  frôle la tentative picturale. L’objectif photo semble peindre l’image. 
Ces photographies ouvrent un champ fantasmagorique sans s’afficher dans un registre particulier : voyeurisme,  mise en scène pudique ou outrancière…  
Série extraite de la première partie du roman illustré : Un puits sans fond #1 
BODY WORK
2016 - 2017
Série de photos de carrosseries de voitures réalisée à Paris, dans la campagne française ainsi qu’à New York entre l’été 2016 et l’été 2017.


UN PUITS SANS FOND #2
Gamahuchages en terre ibérique
2017
Extraits de la deuxième partie du roman illustré à paraître fin 2017.
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LEFT-OVER BEDS
2016 - 2017
​Cette série de photographies de matelas abandonnées a été réalisée à Paris et à New York entre l'été 2016 et l'été 2017.
UN PUITS SANS FOND#1
​Préliminaires
2016
​Ce projet est un prétexte pour créer de multiples allers retours entre le travail d’écriture et des travaux (photos, dessins, micro sculptures, objets…) d’allures pauvres, miteux et parfois assez bâclés
Ces travaux alimentent l’écriture et vice versa.
Sorte de roman illustré, le texte questionne la place et le statut de l’artiste, 
FLUO DRAWINGS
​2014

2009 -2014
INTENTIONAL STILL LIFE
"En 2009, j’ai rêvé que je peignais une fraise. Le lendemain matin, je passais à l’action. Depuis, je peins fraises, citrons, amandes, gingembre, pêches, figues et raisins… Puis je les photographie et je les jette avant qu’ils ne se dégradent.
Au delà de la question de la «nature morte» ou du fruit sacrifié (sacrilège écologique et économique), il y a peut être derrière cette pratique une exaspération à voir s’installer le pourrissement d’une situation, d’une relation ou d’un projet". OD
2011 - 2013
​RETOUCHES SUR LA TOILE

"Fin 2011 je commence à peindre sur des reproductions de scènes de cinéma tirées de magazines annonçant la sortie des nouveaux films. Je dévie ainsi les acteurs de leur rôle initial en les affublant de chapeaux ou costumes improbables.
Je nomme ces travaux : « retouches sur la toile » et prolonge le travail par la duplication des photos sur de plus grandes échelles et sur différents supports : affiches, bâches, panneaux entoilés…" OD
2013 - 2014
QUELQUES SECONDES AVANT QUE ÇA SÈCHE
"C’est dans un état de quasi méditation que je peins rapidement mais minutieusement sur de petites parties de magazines (vignettes de présentation de film par exemple). 
Alors que l’on pourrait y voir une propension au pastiche, ce qui me motive profondément est de capter l’instant de la peinture juste déposée, encore fraîche. L’effet escompté ne dure que quelques secondes, le temps d’une photo et disparaît définivement avec le séchage.
Ce travail instantané n’existera donc que par la photo, la toile ou l’affiche qui sera produite par la suite.
L’original est conservé mais n’a, somme toute, que peu d’intérêt". OD

2006 PAMELA POPO
​En 2004, réalisées avec le soutien de la DRAC Ile-de-France, les 13 vidéos du projet In the World of Opulence / OBSESSION 27*  participent autant de la critique sociale que du divertissement.

​Réalisée en 2006, la vidéo Pamela Popo est fidèle à l’atmosphère tragico-délirante propre à l’ensemble du travail. Pamela Popo s’attaque au quotidien des jet-setteurs et autres «people».
* Olivier Degorce & Christophe Griseau / Obsession 27
Pamela Popo, 2006, vidéo couleur, 00 :04 :45

Olivier Degorce et Christophe Griseau

​Pitch : On s’amuse chez Pamela Popo. Nos stars du show-biz le savent bien. 
Extrait d’une folle nuit où l’odeur du boudin, des bulots et des langoustines enivre nos people travestis.



DIMENSIONS VARIABLES
2007/2010 
Extrait de la 4 ème de couverture du livre Dimensions Variables :
​Les travaux réunis dans le livre Dimensions variables tiennent plus de l’expérience télépathique que d’une recherche narrative à travers le dessin. Olivier Degorce utilise les enveloppes des courriers que lui adressent les galeries et centres d’art, comme support pour dessiner. Il dessine aussi sur des tickets de caisse, factures et autres notes relatives à ses frais de déplacement (boutiques, cafés, restaurants, hôtels, billets de transport…) – la réalisation des dessins étant alors soumise aux errances du dessinateur. Les dessins subissent ensuite des transformations : agrandissements de dimensions variables sur différents supports…
​2007/2011 :
Les incidents et manifestations du quotidien guident et nourrissent le  parcours photographique et sonore dOlivier Degorce. La simulation, l’anticipation, le jeu du hasard et l’improvisation sont autant de constantes de sa production plastique, à l’instar d’un journal où les textes et les images se répondent ou se télescopent : Le Silence des Puces (2007/2009), A Tribute to…(2008/2018), Tests Salivaires (2009), Des doutes en la matière (2009/2024), Ask the photographer (2011), Time of Out (2011), Coquilles (2011). 
 
Des travaux récents  Sacrilèges (2009/2014), Spirale Chaude (2013), Smash Kiss (2013/2014) se jouent des utilisations de la peinture. D'autres Hairy Figure (2012/2014), , Numerous Letters (2012 - 2014), s'amusent avec les chiffres et les lettres, des parties du corps, des poils, de la salive et la peinture.

FRANCE SAMPLE RETURN
1999 - 2008

À la fin du siècle dernier, nos sociétés d’opulence, avides de consommation et le caractère opaque des lobbies attisent mon intérêt. Ces sujets deviennent mes cibles privilégiées en usant du genre quasi-reportage pour la série  France Sample Return (1999- 2008) ou du registre tragico-délirant pour la fresque de 13 vidéos du projet In the World of Opulence/ OBSESSION 27  (2004-2005)
Réalisé avec le soutien de la Drac Ile-de-France, le projet France Sample Return  (1999/2008) réunit un grand nombre de photographies glanées sur le terrain et une série de 4 vidéos engagées : Comme des Cochons (2004), L’usine d’abattage (2004), 4X4= Cerdos (2006), L’omelette Surprise (2008).
​Au menu : élevages intensifs et maltraitance d'animaux nourris aux antibiotiques, chimie agricole, matraquage publicitaire des lobbies de l'industrie agro-alimentaire… 

La série Incinération (2005) atteste du combat mené par des populations locales contre le projet d’implantation d’une usine d’incinération. Sur le terrain, ces moyens restent dérisoires mais l’action s’organise.
2004 - 2005
OBSESSION 27
In The World of Opulence
Avec le soutien de la DRAC Ile de France.
Les 13 vidéos du projet In the World of Opulence /Obsession 27* participent autant de la critique sociale que du divertissement.

* Olivier Degorce & Christophe Griseau / Obsession 27

​La bande sonore de cette fresque vidéo fut volontairement élaborée en amont (en 2003) afin d’éviter de réaliser d’abord des images et de les illustrer ensuite avec des sons, comme il est courant de le faire au cinéma.
Ici, le postulat de départ voulait que les différents épisodes sonores dictent la conduite du tournage des images.
​Cette idée avait déjà été avancée dans le mini album  Music for a not yet born movie / M&M’S, sorti sur le label suisse Mental Groove, en 1998.

Vues d'expositions 1995/1998 :
24m2 sans Toi, Diamanda 001, American Center, Paris, 1995
Guinea Pig Placebo III, Confort Moderne, Poitiers, 1997
Guinea Pig Placebo II, Passage de Retz, Paris, 1996
Inner X3, Wild West Space / Traders Pop Gallery, Maastricht, NL, 1998

THE SURFACE OF THE THINGS
​​1993/1997 :

Les images (ou assemblages d'images) font souvent naître la confusion. Se côtoient des fragments de surfaces d’objets vues de très près, vues d’ensemble… et des images macrophotographiques de magazines, journaux, livres.
Néanmoins, quand il y a « emprunt d’images », il ne s’agit en aucun cas d’un scan de l'image mais bien d’une photographie, d’un « recadrage » de la publication, de l'objet.
​Il y a donc toujours une « action photographique » qui revisite, réinterprète le sujet, l'objet.
THE SURFACE OF THE THINGS
​​1993/1997 (suite)

FRIDGE FOOD
​1993 - 2017

Cette série d’intérieurs de frigo a commencé dès le début des années 90 à l’occasion de passages chez des amis, dans des maisons de disques, des clubs.
Cette série se poursuit encore aujourd'hui et fera l'objet prochainement d'un nouvel ouvrage.
RECTO - VERSO
​1993

C’est en 1993 que débute la série recto/verso.
Le détail d’une page de magazine, d’un journal ou d’un livre est photographié en transparence, faisant se superposer recto et verso en une nouvelle image. Cette série a commencé en 1993 et se poursuit encore aujourd’hui.


STICK ME
1992

Olivier Degorce et Alexandre Moggi/Moche (M&M'S) adoptent les vignettes d’identité autocollantes originaires du Japon. 
Devenues support de leurs photographies tirées de leur banque d’images, on les retrouve collées sur les premiers téléphones portables, caméras vidéo, ordinateurs, agendas, appareils photos… En tirage limité, leurs stickers font partie intégrante de la plupart de leurs expositions à Copenhague, Paris ou bien encore à Tokyo où 1500 mini-stickers  sont directement collés sur la vitre de la galerie, formant un sigle japonais « porteur de sens » côté rue, la face image des photos-stickers étant visible de l'intérieur.
 
Planches de Stickers M&M'S
Éd 48 ex each, 
(Olivier Degorce & Alexandre Moche), Paris, 1992/1997

NORMAL PEOPLE  1998 (voir page DJs & raves)
 
En 1998, sort le livre photo NORMAL PEOPLE by M&M’S
(éditions Crash).
Imaginé avec son comparse de l’époque (Alexandre Moggi), le livre regroupe 180 DJs français et internationaux des musiques électroniques ainsi que 15 textes de personnalités impliquées dans la scène house et techno (Jack Lang, Henri Maurel, Christophe Vix, Jean Yves Leloup, Natacha Caron, Patrick Vidal, Px, Ann Scott, La Bourette....)
 


Acteur et témoin de l’émergence des musiques électroniques, Olivier Degorce photographie compulsivement les fêtes des années 90.
Il est un des premiers à documenter systématiquement ces soirées électrisées par des DJ’s encore très discrets, rarement placés sous les feux des projecteurs, parfois cachés parmi les «fêtards» dans des lieux secrets ou non autorisés. 
Les photographies, prises à la volée, avec un appareil argentique de poche, collent à l’esprit spontané des premières raves.
​Par des snapshots décadrés et parfois trash, par des photos-macros sensuelles de détails du corps, Olivier Degorce radiographie l’énergie volcanique et l’esprit utopique qui règnent encore à cette époque, avant la vague numérique, avant internet, avant la starification du DJ.
 
Texte : Yan Di Meglio, galerie Intervalle Paris.  Extrait du catalogue édité à l’occasion de l’exposition «They Came They party’d They Left» à la galerie Intervalle / Paris 20ème en avril 2015.


Photographe pour la presse entre 1993 et 2000, ses travaux apparaissent de manière régulière dans les magazines :
Crash Magazine, Nova mag, Citizen K, Self Service, Coda,
on a pu également apercevoir ses photos dans : Le Monde, Libération, Magic, Les inrockuptibles, Vogue, Tétu, Teknikart, Art Press, 20 ans… de 2001 à 2025 : Tsugi, Trax, Kaizen.....
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